02/06/2006

...CinéMA.................



Le vent se lève, de Ken Loach, Volver, de Pedro Almodovar, et Indigènes, de Rachid Bouchareb, sont donc les trois lauréats de ce 59e Festival de Cannes. Qui s’en plaindra ? Quelques critiques nombrilistes, une petite camarilla élitiste, et quelques hommes politiques qui n’aiment rien tant que de laisser les grandes idées s’exprimer le plus loin possible des hommes et des femmes qu’ils prétendent représenter. Après son magnifique Raining Stones, reparti de Cannes 1993 avec un bel accessit, le plus percutant des cinéastes britanniques décroche enfin la Palme d’or pour un film qui va sûrement faire un tabac dans les salles de cinéma irlandaises (et j’espère bien au-delà). Que le jury ait accompagné sa remise du trophée en mentionnant qu’il avait été décerné « à l’unanimité » rend l’hommage encore plus appuyé. Quant aux Prix d’interprétation, décernés collectivement et respectivement à l’ensemble des actrices de Volver et aux quatre principaux comédiens d’Indigènes, ils renvoient au souci de récompenser la composition chorale, et donc de mettre en avant la partition qui a permis au chef d’orchestre de réussir l’alchimie.

Michel Laszlo

16:02 Écrit par poscharleroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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