07/08/2006

UN MONDE PARFAIT.................

la Suède privée de 50% de sa production nucléaire suite à un incident !

La Suède privée de la moitié de sa production nucléaire suite à un incident
Greenpeace demande une investigation immédiate sur tout le parc nucléaire
mondial



Paris/Stockholm, le 4 août 2006 - Cinq des dix réacteurs suédois sont à l’
arrêt depuis la nuit du 2 au 3 août, suite à un grave incident intervenu sur
le réacteur 1 de la centrale de Forsmkark. Après investigation de la
compagnie électrique et de l’autorité de sûreté suédoise, il a été décidé de
fermer les autres réacteurs exposés au même problème, soit 2 réacteurs. 2
réacteurs étant actuellement arrêtés pour maintenance, la Suède se retrouve
privée d’environ 25% de sa production électrique jusqu’à nouvel ordre.

L’incident intervenu la semaine dernière a mis en évidence de graves
problèmes dans les systèmes d’alimentation électrique de secours. Suite à
une perte de l’alimentation électrique principale de la centrale due à un
problème sur le réseau, les systèmes de secours ont été incapables de
prendre le relais, laissant le réacteur sans alimentation électrique pendant
20 minutes. La défaillance des systèmes d’alimentation électrique d’urgence
peut causer la fusion du combustible nucléaire après la perte d’alimentation
principale ou lors d’un black-out. L’opérateur perd en effet les instruments
de contrôle de la centrale. Il est alors dans l’incapacité de refroidir le
cœur du réacteur qui surchauffe et entre en fusion.

« Le problème est bien plus large que les 4 réacteurs suédois, car des
incidents similaires ont été constatés dans différents pays. Une enquête
globale sur les 443 réacteurs nucléaires mondiaux est indispensable et
urgente » a estimé Jan Vande Putte, chargé de campagne Nucléaire pour
Greenpeace International. « Dans ce genre de configuration, un black-out tel
que survenu aux Etats-Unis et au Canada en 2003, obligeant 20 réacteurs à s’
arrêter, pourrait rapidement conduire à la fusion du cœur du réacteur,
scénario parmi les plus catastrophiques sur une centrale nucléaire. C’est
une menace sérieuse ».

Dans un rapport publié l’année dernière, Greenpeace avait mis en lumière les
risques associés aux défaillances des systèmes d’alimentation électrique de
secours, et la fréquence et l’étendue de ces problèmes rencontrés notamment
aux Etats-Unis et en Allemagne (1). Depuis d’autres problèmes de ce type ont
été découverts en Belgique sur la centrale de Tihange (2) ou en Finlande qui
possède 2 réacteurs identiques à ceux arrêtés en Suède. Un rapport de l’
autorité de sûreté nucléaire américaine (NRC), révèle que 50% des scénarios
de fusion du cœur proviennent d’un black-out de la centrale (1).

« Après la canicule, l’épisode suédois révèle à nouveau la réalité du risque
nucléaire mais nous éclaire surtout sur sa fragilité. Imaginons que la
France découvre que ce problème concerne la plupart de ses réacteurs, les
autorités et eDF auront-ils le courage de fermer une grande partie du parc
nucléaire privant notre pays d’électricité ? » s’interroge Frédéric
Marillier, chargé de campagne Nucléaire à Greenpeace France. « Le nucléaire,
colosse aux pieds d’argile, nous place dans une situation ingérable, il est
plus que tant de sortir de cette impasse et de s’ouvrir aux alternatives :
les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, seules à même de
garantir la sécurité énergétique. Ceci passe bien évidemment par l’abandon
du projet EPR ».

Pour plus d’informations :
Frédéric Marillier, Greenpeace France, + 33 (0)6 73 89 55 04
Jan Vande Putte, Greenpeace International ((anglais et français), + 32 49616
1584
Martina Krueger, Greenpeace Suède (anglais), +46-(0)70-550 2913
Emmanuelle Brisse, Directrice de la Communication à Greenpeace France, +33
(0)6 88 88 18 26[size=3]


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17:33 Écrit par poscharleroi | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ecologie |  Facebook |